Deuxième opus pour ce septuor écossais, glasgowégien très exactement, dont le patronyme trahit un sens très aigu de l’esthétisme, tout en exhalant un parfum étrange, presque euphorisant de romantisme adolescent. Pourtant, si Belle and Sebastian conjugue l’insouciance des Pastels, la sensibilité acoustique de Nick Drake, l’intimisme chaleureux de Pale Fountains, la qualité des arrangements du mythique Go-Betweens et la fibre poétique d’un Donovan, il atteint la richesse instrumentale d’un Felt et la poésie des Smiths. Ce qui lui permet de ne pas se contenter de se lover dans la tendresse moelleuse, souvent responsable de chansons aseptisées. D’autant plus que les mélodies, contagieuses, astucieuses, sont servies par des lyrics aussi mordants et décapants que ceux de Jarvis Cocker (Pulp)…

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