" Mutations " constitue le cinquième ou le troisième album de Beck, suivant que l’on comptabilise ses expérimentations menées pour les labels indépendants ou pas. En fait, à l’origine, cet opus composé de chansons écrites au cours des quatre dernières années, devait paraître sur " Bongload ", à l’instar de " Mellow Gold ". Mais, après avoir écouté les bandes démos, Geffen a mis le paquet (au propre comme au figuré) pour le récupérer. Et à notre humble avis, ce n’est pas à fonds perdus. Car ce disque ne manque pas d’allure. Plus confessionnel, plus confidentiel, à l’instar d’un Bob Dylan qui aurait été piqué par l’acid rock médiéval, capricieux, de Syd Barrett, au point de virer parfois dans le Pink Floyd cosmique. Pour la plupart des compositions. Car, ce disque recèle également quelques fragments traditionnellement country/folk, où Beck se montre aussi à l’aise que Neil Young à l’harmonica ; et puis surtout son lot de surprises. Notamment le single " Tropicalia ", hommage au révolutionnaire brésilien Caetano Veloso, relaté sous une forme allègre et pétillante de samba typiquement latino-américaine. Et puis, également, " Oh Maria ", trempé à la fois dans le jazz et le cabaret. Peu de traces de hip hop, cependant, sur " Mutations ", mais quand même une petite incursion dans l’underground, exercée sur " Diamlond bollocks ", avec beaucoup d’imagination…

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