Pour enregistrer leur nouvel album, The Divine Comedy a de nouveau fait appel à l’orchestre philarmonique The Brunel Ensemble, toujours sous la direction de Chris Austin. Un nouvel elpee qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des " Casanova " et de " A short album about love ". Neil Hannon, leader, chanteur et principal compositeur y joue à être Kurt Weill, Marc Almond, Phil Spector, Scott Walker et Frederic Chopin en même temps. Encore, que sur cet opus, on a parfois l’impression de retrouver la solennité d’un Peter Hammill ou la gravité de Magma. Enfin juste le temps d’y penser, avant que le soufflet ne retombe dans la fantaisie du music-hall. C’est d’ailleurs en tirant parti de ces paradoxes que Neil nourrit son Divine Comedy. Une nourriture faite de chimères baroques, de cabaret et de mélodie romantique, dans le sens le plus easy listening du terme. Souvent déconcertant, cet opus n’en est pas moins séduisant, démontrant ainsi tout le savoir-faire de ce génie narcissique de la pop britannique…