Difficile d’évoluer lorsqu’on est égal à soi même. C’est un peu le dilemme auquel est confronté Echobelly. Parce que toutes les compositions de " Lustra " auraient pu aussi bien figurer sur les deux premiers albums, " Everyone’s got me " et " On ". Et la présence de Gil Norton à la production (Pixies, Echo & The Bunnymen, Foo Fighters) n’a strictement rien changé. N’empêche, cet opus demeure agréable à écouter. Onze fragments de britpop hymnique, vivifiante, purifiés par des cordes guitares crépitantes, cinglantes, imprimés sur un tempo capricieux et contaminés par le timbre vocal acéré, emphatique de Sonya Aurora Madan, responsable de textes qui traitent de schizophrénie, d’obsession et de meurtre…