Très long cet album. Peut-être trop. Sans doute parce que la plupart des chansons de ce groupe français, de La Norville très exactement, près de Paris, sont entrecoupées d’interminables intermèdes instrumentaux que nous pourrions qualifier d’‘ambient’. Quant à l’essentiel du répertoire, il a été enregistré à Chicago. Sous la houlette de l’ingénieur du son Steve Albini. Un disque dont le climat tantôt atmosphérique mais luxuriant (King Crimson ? Mahavishnu Orchestra ?), tantôt filandreux et claustrophobe (Sonic Youth ?) est déchiré par les inflexions vocales menaçantes, courroucées de Sasha Andrès, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Björk et de Polley Harvey. Dommage d’ailleurs qu’elle ne chante pas plus souvent !