A la tête de ces Hangovers, on retrouve Gina Birch, membre du défunt et légendaire groupe féminin, Raincoats. Une fille qui possède une voix assez particulière, pour ne pas dire hors de l’ordinaire. Capable d’épouser des inflexions ou des timbres aussi différents que ceux de Janis Joplin, Mélanie, Maria Mc Kee (Lone Justice), Joan Baez, Marianne Faithfull ou même de Nina Hagen. Excusez du peu ! Tout ceci sur une musique expérimentale, atmosphérique, qui évoque tour à tour Rollerskate Skinny et Mercury Rev. Laika aussi. Pas étonnant, lorsqu’on sait que son bassiste a participé à l’enregistrement de ce " Slow dirty tears ". Un album qui ne néglige aucune piste. S’aventurant même dans la lo fi, le minimalisme et se payant même un pastiche disco de " Sweetest pain " des mêmes Raincoats. Mais les deux titres qui nous ont le plus fait flasher s’écartent totalement de ces critères éthérés. Il y a tout d’abord, le franchement agressif, " Sorry ", et puis le noisy, nébuleux, mais dans l’esprit de Sweverdriver, " We had a really smashing time ". Etonnant !

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