Si Jack partage des influences communes avec Divine Comedy et les Tindersticks, il faut admettre qu’il ne possède ni la même perspective du music-hall propre à la bande à Neil Hannon, ni le spleen cultivé par le duo Stuart Staples/Dickon Hinchcliffe. D’ailleurs le tempo est, en général beaucoup plus enlevé. Ce qui ne veut pas dire que leur musique ne soit ni mélancolique, ni romantique. Mais repose sur une texture pop/rock plus basique, quoique déchirée entre lyrisme baroque, électricité capricieuse et orchestrations majestueuses. Des orchestrations assurées, tout au long de " The jazz age ", par une section à cordes composée d’une dizaine de violonistes et de violoncellistes. Le deuxième album de Jack s’inscrit dans la lignée du précédent, " Pioneer soundtracks ". Dispensant une même sensibilité à l’esthétisme désuet et un même éclectisme insolent, qu’amplifie le baryton ample d’Anthony Reynolds. Personnellement, nous aurions espéré que le groupe fasse preuve d’un peu plus d’originalité. Ce sera peut-être lors du prochain épisode des aventures de Jack…

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