Du bon et du moins bon sur le deuxième album de cette formation californienne. Peu à son affaire dans sa tentative de ‘gothification’ du hardcore, Jud montre d’évidentes qualités de créativité et de sens mélodique, dès qu’il parvient à se dépêtrer de cette autosuffisance claustrophobe. Sans pour autant mettre son intégrité underground en péril. Comme sur le blues urbain, " Hip kat ", que ne désavouerait pas Girls Against Boys, ou encore sur le sulfureux " Spam ", composition énigmatique, qui avant de s’enfoncer dans une forme d’exorcisme ténébreux, prend plaisir à se laisser caresser par une voix féminine, tellement sensuelle… Produit par Joe Floyd, cet opus épingle quand même deux titres plus pop. Tout d’abord, la superbe ballade, " The hands ", et puis, le cosmique, presque floydien, " Thing ", deux morceaux paradoxalement enrichis par la présence d’un violon spectral…

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