Nous ne sommes pas particulièrement réceptifs au heavy metal, ce n’est plus un secret pour personne. Pourtant, il faut reconnaître que dans le style, Metallica est devenu un monstre sacré. Le chiffre de vente de ses six albums précédents en est la plus belle illustration. En fait, au risque de nous répéter, nous n’avons jamais mis en cause la compétence des musiciens, mais plutôt celle du vocaliste. Plus enclin à vociférer comme un possédé que de chanter. Or James Hetfield possède une belle voix, profonde, gutturale, pas seulement un organe phonique. Il l’avait déjà prouvé su " Load ". Il le confirme sur " Reload ". Bien sûr, il a encore tendance à s’égosiller inutilement, mais depuis 1996, nous avons découvert une modulation du timbre que nous ne lui connaissions pas. Mais peut-on vraiment parler de confirmation, puisqu’il a été enregistré à la même époque que " Load " ? D’ailleurs, à l’origine, Metallica comptait sortir un double elpee. Puis s’est ravisé pour finalement le scinder en deux morceaux de plastique différents. Mais venons-en à ce septième opus. Toujours produit par Bob Rock, il bénéficie de la présence de Marianne Faithfull. Sur le single " The memory remains ". Et puis recèle quelques petites perles. Notamment le somptueux " Carpe diem baby ", l’irrésistible ballade " The unforgiven II ", digne de Pearl Jam ", et enfin l’atmosphérique, presque underground " Where the wild things are ". Maintenant, les disciples du heavy metal, vont peut-être la trouver saumâtre. Certains risquent même de les renier. Ce sera peut-être le prix à payer par Metallica pour réussir sa reconversion. Mais à notre humble avis ils n’auront guère de difficulté à convertir un nouveau public. Enfin, au vu de ce " Reload "…

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