Le deuxième album de Mansun s’est littéralement fait descendre par la presse spécialisée aux Iles Britanniques. Celle-ci reproche, en fait, au quatuor de Chester de s’être un peu trop inspiré de la musique progressive des seventies. Et en particulier du Genesis de l’archange Gabriel, de Yes, Gentle Giant, des Doors et surtout du Floyd. Progressif d’accord ! Mais si inspiration de ces dinosaures il y a, elle est loin d’être évidente. En fait, la complexité de leur musique procéderait plutôt d’une glamourisation d’une certaine forme de new wave du début des eighties. Et on pense, ici, plus particulièrement à Magazine et à Cult. D’ailleurs, la voix de Paul Draper, possède dans son registre, des inflexions très proches de celle de Ian Ashbury. Une voix assez exceptionnelle, il est vrai, nous rappelant même parfois Roland Orzabal de Tears For Fears. Glamourisation, à l’instar de Suede, mais aussi et surtout de ce Tears For Fears, tant le soin apporté aux harmonies vocales est impressionnant. Sur " Witness to a murder (part two) ", le groupe a même fait appel à trois soprani. Ce qui n’empêche pas les guitares d’être bien saignantes et les compositions de se révéler bien équilibrées. Mais il est exact qu’en dispensant des compositions aussi longues et raffinées, il est difficile de rester confiné au sein de l’univers de la pop…

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