Skinny se résume à u duo. Matt Benbrook et Paul Herman (NDR : non, non, rien à voir avec l’ex-présentatrice de la RTBF !) Deux personnages particulièrement habiles dans l’art de mettre l’instrumentation conventionnelle au service de la technologie moderne. D’ailleurs, ces manipulateurs de bandes ont réussi à convaincre toute une série de musiciens de studio de participer à l’enregistrement de cet opus. Un disque sur lequel vous retrouverez, bien sûr, le mégatube " Failure ". Caractérisé par sa basse caoutchoutée et ses vocaux ‘reverb’, il possède sans aucun doute l’étoffe du " Loser " de Beck, privilège qui pourrait ainsi lui permettre de devenir un des singles de l’année. Cependant, hormis " Mr Goodstuff ", dont la soul acide évoque instantanément Primal Scream, et la ballade post Tears For Fears, " Getting in ", le reste de l’opus offre un visage beaucoup plus atmosphérique. Sorte de croisement dangereux, opéré sous éther, entre les Doors, le Fun Lovin’ Criminals et Portishead. Ce qui n’empêche pas Skinny de sortir régulièrement de cette nébuleuse trip hop. Comme sur le techno tribal " Friday (part 1 & 2) " ou le désopilant " Sex ", pastiche de la bande sonore d’un strip-tease…

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