En septembre 97, Six By Seven commet son premier single : " European me ". Un pressage limité à 500 exemplaires qui épuise son stock en moins d’une semaine. Et pour cause, ce titre est tout bonnement remarquable. Une composition dont le tempo à la fois riche, syncopé et hypnotique rappelle instantanément le My Bloody Valentine au sommet de son art. Une chanson que l’on retrouve bien sûr sur le premier opus de ce quintette de Nottingham, " The things we make ". Tout comme les deux autres singles, c’est à dire le très atmosphérique, dans l’esprit de Portishead, " 88-92-96 ", et " Candlelight " caractérisé par un groove incendiaire, irrésistible, réminiscence de la house mancunienne. Et le reste ne manque pas d’allure. Notamment " A strange shape ", incantation teintée d’exotisme, " Brilliantly cute ", découpé, suivant la recette noisecore de Sonic Youth, dans des cordes de guitare plaquées, écorchées ; le ‘fallien’ " Something wild ", ainsi que " Spy song ", psychédélique, à l’instar de Spacemen 3, dans le sens le plus obsessionnel du terme. Une excellente surprise !

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