Septième album pour cette formation issue du Montana, mais établie à Seattle. Ce qui ne veut pas dire que ce trio soit resté embourbé dans le grunge. C’est pas vraiment leur truc. Parce que si leur musique est tout aussi électrique, elle se révèle beaucoup plus complexe, aussi élaborée que celle de Come, aussi marécageuse de celle de Pavement, aventureuse que celle de Dream Syndicate, ne laissant pour voix, qu’un gémissement desséché, un peu trop limite, pour être comparé à celui de Will Oldham de Palace. Dans ces conditions, vous vous doutez, bien sûr, qu’on ne rigole pas beaucoup tout au long de cette œuvre ; mais on ne s’ennuie pas pour autant. Car les dix fragments de ce " Blueblood " rockent avec beaucoup d’intensité émotionnelle, remuent véritablement les tripes…

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