Encore un indécrottable mélancolique. Mais dont la musique est beaucoup plus minimaliste, à la limite de la lo fi. Son instrumentation est ainsi dépouillée, le plus souvent limitée à la six cordes acoustique, parfois légèrement électrifiée, les drums feutrés, les accès clairsemés de claviers, de flûte ou de cuivres et aux quelques bruitages. Quant à sa voix, elle est fragilisée par l’émotion, un peu à l’instar de Jeff Buckley, mais en plus pudique. Ce qui n’a pas empêché ce yankee de commettre un bon opus. Son troisième. Qui devrait peut-être lui permettre de sortir de l’ombre. C’est en tout cas tout le mal qu’on souhaite à ce chanteur compositeur, qui reconnaît être un grand admirateur des Beach Boys, mais dont les disques de chevet doivent plus que probablement épingler le double blanc des Beatles, le premier elpee des LA’s et l’intégrale d’Art Garfunkel, lorsqu’il était encore flanqué de Paul Simon ; à moins que ce ne soit l’inverse…

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