Dans leur Canada natal, ils récoltent un succès monstre. Ailleurs, c’est pas toujours la gloire. Pas que le quintette d’Ontario soit inexportable, mais plutôt qu’il manque d’originalité. Dans ses meilleurs et trop rares moments, le 6ème opus de Tragically Hip laisse pourtant entrevoir des traces du Crazy Horse de Neil Young, surtout lorsque l’intensité électrique atteint son paroxysme. A moins que le spectre de REM (NDR : " Phantom Power ") ne parvienne à parasiter leurs country rock linéaire. Mais pour le reste, y a pas vraiment de quoi jeter les bras au ciel. Et ce n’est pas le vocal franchement tannant de Robby Baker qui pourrait arranger les choses...