Plutôt que de signes futurs, ce sont plutôt de traces du passé que nous avons relevées. Et il y en a ici une ribambelle. Depuis le glam scintillant des Roxy Music, T Rex, Bowie et consorts, au sens mélodique power pop des Only Ones ou des Buzzcocks, en passant par le psychédélisme robotique de Wire, la lo fi de Pavement (NDR : est-ce déjà du passé ?), la popcore des Pixies ainsi que l’exaltation hymnique de Psychedelic Furs. Faut dire que la voix de Louis Jones, aussi éraillée que celle de Richard Butler, y est aussi pour quelque chose. N’imaginez cependant pas que Warm Jets émarge au revivalisme. Que du contraire. D’abord, son attitude est fondamentalement contemporaine. A la limite, plus proche de Radiohead, de Kula Shaker, d’Elastica et d’Embrace que de Brian Eno, illustre personnage, chez qui ils ont quand même piqué le nom de leur groupe. Si, si, souvenez-vous du fameux elpee " Here come the warm Jets ", caractérisée par sa pochette pornographique. Et pourtant, les musiciens de Warm Jets ne sont pas fétichistes de la muzak. Parce que s’ils s’inspirent de la musique électronique, ils n’utilisent que des instruments basiques. On comprend ainsi mieux pourquoi tous les musiciens du groupe vouent une admiration commune pour le Clash…

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