Urusei Yatsura incarnerait-il le chaînon manquant entre My Bloody Valentine et Jesus & Mary Chain ? Après avoir écouté le deuxième album du groupe écossais, on serait tenté de le croire. Pourtant, sa démarche va au delà de ces étiquettes. Bien sûr, le quatuor fait la part belle à l’électricité. Une électricité chargée de feedback, vous vous en doutez, libérée par des cordes de guitare impétueuses, caustiques, bourdonnantes. Mais surtout responsable d’un épanchement d’intensité blanche ‘noisy’. Pas la noisy atmosphérique, mais celle qui se nourrit essentiellement de punk et de pop. D’ailleurs, nonobstant la richesse de l’instrumentation, elle épouse un profil lo-fi. Ce qui a peut-être valu à la formation d’être autrefois comparée à Pavement. Aujourd’hui, seule la voix de Graham Kemp campe encore certaines inflexions aussi torturées que celle de Stephen Malkmus. Son registre vocal s’est depuis amplifié, se révélant même parfois aussi laconique que celui de Mark E Smith, profond qu’un Lou Reed ou même plus limpide que celui de Thurston Moore. Excellent !

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