Si cet ensemble australien n'avait eu la mauvaise idée de mettre ses activités entre parenthèses de 80 à 84, il aurait pu fêter ses 20 années d'existence, l'an prochain. Pourtant, au cours de cette longue période, il n'a enregistré que quelques singles, une poignée d'Eps et quatre albums. Quatre elpees absolument remarquables qui n'ont eu, malheureusement, qu'un succès trop confidentiel. D'ailleurs, la notoriété des Apartments n'a, à ce jour, touché qu'un public de connaisseurs et de mélomanes. Nouvel opus, " Apart ", inonde de mélancolie les coins les plus tourmentés de votre conscience. Un disque dont la fraîcheur et l'intensité émotionnelle rappelle encore et toujours l'âge d'or du ‘postcard’. Pas exactement celui d'Orange Juice ou d'Aztec Camera, comme sur les trois précédentes œuvres, mais plutôt de Paul Quinn. Parce que les guitares sont moins présentes. Laissant une plus grande place aux orchestrations opulentes, somptueuses. Ou, paradoxalement, se réfugient sous les accords minimalistes d'une trompette ou de quelques accords de piano spectral, jazzyfiant, permettant ainsi à la voix grêle, étrange, gémissante, de Peter Walsh, de mieux déchirer votre âme...

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