Il faut reconnaître que cette formation galloise mérite de figurer au sein du grand ordre des excentriques anglais. Au même titre que Syd Barrett, Kevin Ayers, Robyn Hitchcock et Paul Roland. Un groupe qui nous rappelle quelque part Stackridge, ensemble de folk pastoral, réputé pour son style à la fois allègre, humoristique et médiéval, qui avait sévi au cours des seventies. Bien sûr, GZM flirte davantage avec le psychédélisme. Encore que sur leur quatrième album, cette approche se soit effectuée d'une manière plus confidentielle, plus intimiste, plus rampante. Et ce nonobstant ce violon torturé, ces claviers à quatre sous responsables de mélodies étranges, caressées d'harmonies délicieuses, canalisées par la voix flexible d'Euros Child. Très susceptible d'incarner la chenille sur le champignon du pop hallucinogène, cet ensemble gallois, qui chante aussi bien dans son dialecte celtique que dans la langue de Shakespeare, vient de commettre un album aussi raffiné que capricieux, aussi mélancolique qu'énigmatique, tout en farfouillant au plus profond de l'émotion...

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