Avec le succès rencontré par Smog, Sophia, Palace et consorts, il faut s'attendre à voir fleurir une multitude de groupes ou d'artistes du même calibre. The For Carnation s'inscrit parfaitement dans ce contexte. Encore que cette formation ne semble pas être conduite par un leader naturel du type Callahan, Robin Proper Sheppard ou Will Oldham. Enfin, à notre connaissance. Ce qui n'empêche pas ce " Promised works " de se révéler d'excellente facture. Recelant une majorité de chansons dépouillées, sombres, qui baignent dans une ambiance feutrée, sinistre, au sein de laquelle un vocal chuchoté, intimiste s'alanguit au son des cordes de guitare tantôt plaquées mais vibrantes, tantôt gémissantes et fracturées, sur un lit de drums arides. L'album concède quand même trois titres plus électriques: le minimaliste " How I bet the devil " et les instrumentaux " I wear the gold " et " Preparing to receive you ", dont l'intensité spectrale, vertigineuse, crépite à la manière du célèbre " If I only could remember my name " de David Crosby...

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