Pour enregistrer son deuxième album, The Maids of Gravity a bénéficié du concours de John Cale. A la production. Mais également au piano sur " Half awake " et à l'alto pour " Light your game ". Des sessions d'enregistrement qui ont dû prendre un temps fou. A cause de cette recherche d'effets spéciaux. Destinés à faire la part belle au psychédélisme. Pour quelques passages de vocaux ‘aquatiques’, le groupe a d'ailleurs préféré avoir recours aux microphones submersibles plutôt qu'aux samples. Ce qui ne veut pas dire que le trio soit hermétique à la technologie moderne. Au contraire. Puisqu'il a également recours aux bruitages, collages, boucles de feedback et autres artifices technologiques. Un peu à la manière de Spiritualized Electric Mainline. Mais en plus pop, voire plus rock. Comme sur " No room ", véritablement dévasté par un groove ‘ledzeppelinien’. Ou alors à l'instar de Medecine, dans sa phase la plus atmosphérique. Normal, lorsqu'on sait qu'Ed Ruscha et Jim Putman on sévi au sein de cet ensemble thérapeutique de 91 à 92. Cependant, Maids of Gravity affiche un tout autre profil mélodique. Beaucoup moins linéaire. Pas encore aussi excentrique que chez Blur, mais presque. Régulièrement enrichi de percussions (O Rang?). Lorsqu'il n'est pas acidifié par la new-wave d'XTC (!?!?)...