Première constatation, sur le deuxième album de Silver Jews, on ne retrouve plus Steve Malkmus et Bob Nastanovich. En fait, lorsque le groupe est entré en studio, les deux membres de Pavement étaient bien présents. Mais le résultat des premières sessions était tellement médiocre que David Berman a préféré ne pas poursuivre cette expérience, et engager d'autres musiciens de studio. Maintenant, par rapport à " Starlite walker ", son premier elpee, nous n'y voyons pas de grand changement. Sa musique est toujours aussi capricieusement lo-fi. Triste, mélancolique, mystérieuse. A la croisée des chemins de Lou Reed, de Swans et de Pavement (!?!?). En fait, c'est surtout le timbre vocal laconique, discordant et profond de David qui donne la coloration à la musique de Silver Jews. Basiquement sudiste, donc fortement teintée de country. Mais un country contemporain, abordé à l'instar d'un Palace ou de Smog. Encore que parfois on pense à Johnny Cash, dans sa phase la plus mélancolique. Un chouette album, nonobstant cette sensation douloureuse, traumatisante, du désespoir de l'âme...

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