Les Bardots font un peu la somme de tout ce qui se fait de mieux dans le domaine de la britpop. Depuis Suede à Verve, en passant par Gene, Radiohead et Whipping Boy. Mais ce quintet ne se contente pas d'en calculer le produit, élevant le résultat à une multitude d'exposants référentiels. Dérivés tantôt de la new wave des Only Ones, de Joy Division, d'Echo & the Bunnymen, voire, et surtout pour les arrangements, de Tubeway Army. Tantôt du glam de Bolan ou de Bowie. Avec un coefficient antipodal mélodique attribué par Midnight Oil et Church. Sur un dénominateur commun électriquement immaculé, carillonnant, théoriquement inspiré par le House of Love. Dont l'équilibre précaire entre la beauté et la sauvagerie est atteint avec une précision infinitésimale! Trêve d'élucubrations mathématiques, cet album recèle beaucoup trop de poésie et de sensibilité pour s'en accommoder. Découpé en douze compositions, il délivre une pop somptueuse, sensuelle, visionnaire dont la qualité languissante, sinueuse, vagabonde, est stimulée à la fois par le brio du guitariste Krzysztof Fijalkowski (Jeremy: à vos souhaits!) - frère de Piotr, soliste chez Adorable - et du vocaliste Simon J Dunford, doué d'un timbre falsetto, éthéré, exquisément angoissé, coincé quelque part entre celui de Steve Kilbey, de Richard Ashcroft et de Pete Garrett. Excellent!

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