Tracy n'a aucun lien de parenté avec le défunt drummer du mythique Led Zeppelin. Ce qui ne l'a pas empêchée de rencontrer Page et Plant lors de leur dernière tournée mondiale. Qui passait par sa ville natale, Boston. Pour y jouer du violon. Au sein de la section à cordes engagée pour leur set. En fait, cette artiste a reçu une formation classique et n'a appris la guitare que beaucoup plus tard. Agée aujourd'hui de 27 ans, elle vient d'ailleurs de sortir son premier album. Un disque qui a reçu le concours de Sean Slade et de Paul Kolderie (Hole, Radiohead, Morphine), ainsi que de Tom Lord Aige (Live, American Music Club, Tripping Daisy), à la production. A Boston, tout ce qui gravite autour de la pop et du rock, passe inévitablement par les Pixies, Throwing Muses, Breeders, Belly et Juliana Hatfield. Une scène popcore bien spécifique à laquelle nous pourrions ajouter les Canadiens Letters To Cleo et le quartette de Chicago, Veruca Salt. Et force est de reconnaître que la sensibilité mélodique de Tracy Bonham est fort proche de celle de la bande à Louise Post et de Nina Gordon. Sous une forme un peu plus folk, c'est vrai ; mais pas uniquement à cause du recours au violon. Trop épisodique, il faut le reconnaître. Une sensibilité mélodique qui lui permet d'exprimer, de sa voix veloutée, tantôt avec tendresse, tantôt avec sarcasme, les lyrics virulents, engagés, sur la condition féminine, à travers le monde, mais surtout aux States…

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