Mais qu'est-ce que Tim Palmer est venu faire dans cette galère? C'est vrai que James ne lui procure plus beaucoup de travail pour l'instant, mais nous n'aurions jamais imaginé que le fidèle ingénieur du son de la bande à Tim Booth se serait un jour mis à mettre son expérience au service d'un banal groupe de hard FM yankee. Enfin, tout arrive!
Venons-en à ce "Seeds". Hormis le onzième et avant-dernier morceau de l'album, une superbe ballade acoustique qui répond au nom de "Voice of Eujena", ce disque accumule les clichés les plus éculés du métal américain. Passe encore ceux qu'il emprunte au grunge de Soundgarden, de Pearl Jam voire à Alice In Chains (NDR: est-ce du grunge?); mais à partir de l'instant où Brother Cane cherche à exhumer des fossiles de la trempe de Guns'n Roses, Kayak, Bon Jovi et tutti quanti, nous trouvons la plaisanterie de mauvais goût. Pourtant, il faut reconnaître que l'un des deux guitaristes manifeste un feeling original dans son phrasé. Mais trop souvent asphyxié par l'épaisseur du son, il ne parvient à l'exprimer qu'en de trop rares occasions. Qu'il se console, il pourra au moins partager son dépit avec Palmer. A deux, c'est quand même moins déprimant de pagayer dans la semoule...

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