Tout comme Gorky's Zygotic Mynci, Catatonia a aussi bien recours au dialecte gallois qu'à la langue de Shakespeare pour composer ses lyrics. Faut dire que les deux formations sont issues de cette région de l'Ouest de l'Angleterre; et elles ne s'en cachent pas. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car si la musique de GZM (NDR: rien à voir avec les portables!) exsude des relents politiques très prononcés, celles de Mark Robert et de Cerys Matthews débattent de la vie de tous les jours et des inévitables absurdités qui l'alimentent. Musicalement, les deux formations n'ont pas davantage d'atomes crochus, Catatonia tournant franchement le dos au psychédélisme pour embrasser une pop étrange, glacée, sophistiquée, troublée par la voix doucement malsaine de Cerys, dont le timbre semble naviguer entre quelque part entre celui de Björk et de Mélanie, mais dénué de ses inflexions aiguës; une pop alimentée de corde de guitares chatoyantes, capricieusement mais pudiquement caustiques, sauf peut-être sur " Bleed " et " This boy can't swim ", lorsque l'électricité libère enfin son feedback. Un album qui a bénéficié de la collaboration de Stephen Street responsable de la production d'une bonne moitié des compositions.

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