Détonateur du mouvement house qui a secoué les Iles Britanniques au tout début des nineties, Gary Clail est un personnage énigmatique dont la popularité n'a pratiquement jamais dépassé les limites de l'Albion. A contrario de ses disciples, Happy Mondays ou Stone Roses. En Angleterre, il jouit toujours d'un certain crédit. A cause de ses prises de position dans le domaine politique. Enfin, auprès de ceux qui partagent ses convictions. Très à gauche! Une conscience sociale qu'il inocule dans ses compositions criblées de slogans subversifs, mais surtout infestées de dubs, d'overdubs et de grooves insalubres. Et dans ce monde de l'electro-dance, on retrouve Adrian Sherwood à la production et Keith Leblanc aux drums. La musique oscille bien sûr du funk au hip hop, en passant par le reggae, et évidemment la house. Les rythmes sont solides, lents, capiteux. C'est d'ailleurs le gargouillis robuste, maussade de la basse qui apporte le feeling à la mélodie. Les accords de guitare ‘scratchent’. Les bruitages et bidouillages foisonnent, les claviers et les samples s'infiltrent astucieusement alors que la voix monotone, légèrement reverb de Clail diffuse ses messages séditieux...

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