Pour intituler son troisième opus, le trio californien a choisi pour nom celui d'une ville minière, aujourd'hui disparue, qui a connu ses heures de gloire en plein boom du cuivre. Un titre qui reflète parfaitement la qualité filmique des chansons de ce "Copperopolis". Tout comme sur les deux précédents elpees, Grant Lee Philipps dénonce l'illusion du rêve américain à travers son lyrisme poétique et impressionniste. Images conflictuelles nées de la corruption, de la violence, du racisme, de l'injustice et de la décadence qu'il reflète avec un sens aigu du détail. "Copperopolis" ne recèle cependant pas de titre de la trempe de "Fuzzy". Simplement 13 chansons intimistes, torturées par la voix bouleversante, gémissante, spectrale de Philipps, mais dont la texture instrumentale basique est enrichie d'une panoplie d'instruments différents. Même ethniques. Une œuvre qui n'a peut être jamais été aussi proche de l'univers des Waterboys, mais dont la solution est toujours très susceptible de s'embraser électriquement. Un disque finalement fort agréable, mais qui se contente cependant de ressasser les mêmes ingrédients avec des condiments différents.

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