Quatrième album pour cet ensemble yankee plongé depuis ses débuts dans la thématique de la vie nocturne à New-York. "House of GVSB" s'intéresse plus particulièrement à ses aspects les plus malveillants, les plus pervers. Les compositions suintent lentement, dangereusement, de sexualité lubrique. Tant les backing vocaux d'Eli. Le gémissement de feedback de la guitare de Scott. Le rythme chancelant, obsessionnel. Les mots. La perspective féminine des compositions. Tout est imprégné d'érotisme venimeux. Pourtant la musique est toujours aussi âpre, sinistre, blême, minimaliste, lancinante, viscérale, écorchée par la voix vulnérable de Scott Mc Cloud. La ligne de basse glacée fouette le groove sableux de ce blues urbain, métallique, instinctif, dont ont abusé à leurs débuts, tour à tour, Richard Butler (Psychedelic Furs) puis Mark E Simth (The Fall). Les sonorités des guitares et des claviers pénètrent au cœur même des mélodies. Des mélodies susceptibles d'exploser à tout instant dans un tourbillon de douleur et de délice...

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