Le split de Cult à peine prononcé, Ian Astbury refait surface sous la forme d'Holy Barbarians. Première constatation, il peut compter en la personne de Patrick Sugg, sur le concours d'un excellent guitariste. Habile dans l'exercice des pédales de distorsion, il donne une toute autre dimension aux compositions du groupe. Plus guère de trace, d'ailleurs, de post punk dévastateur dispensé sur un mode provocateur, mais un style à l'aspect mélodique particulièrement soigné doublé d'un groove impeccable. Depuis la ballade pop parfumée au ‘new mersey sound’ (Icicle Works?) de "Cream" à l'urban rock hymnique de Steppenwolf, insolitement nappé de synthétisme néo romantique (Ultravox?) de "Space junkie" en passant par le metal saignant, stoogien, consommé sur "Blind", la grandiloquence ‘procolharumienne’ embrassée par "You are there", le sudiste, sculpté dans la steel guitar (Juicy Lucy?) "Bodhisasattva" et le remarquable "Opium". Taillé dans les cordes de guitare reverb, presque surf et imprimé sur un tempo paso doble, cette dernière composition aurait d'ailleurs tout aussi bien pu appartenir au répertoire de Chris Isaak. Sans la voix bien sûr. Celle d'Astbury ; vibrante, acérée, transperçant la mélodie, plutôt que de la caresser...

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