Ce disque a failli ne jamais sortir. Enfin sous ce titre. Pour la simple et unique raison que David Byrne estimait que le vocable utilisé était beaucoup trop évocateur. Mais si le leader spirituel du défunt et mythique Talking Heads n'avait pas tout à fait tort, il n'a pu faire valoir ses droits. Chris Frantz, Jerry Harrisson et Tina Weymouth, arguant la jouissance des trois quarts du concept. Néanmoins, pour enregistrer cet opus, le trio a dû faire appel à une ribambelle de collaborateurs. Et notamment onze vocalistes différents sur douze compositions; parmi lesquels on retrouve Debbie Harry (Blondie), Richard Hell (Voivoids) Maria Mc Kee (Lone Justice), Shaun Ryder (Black Grape), Ed Kowalczyck (Live), Andy Partridge (XTC) et Gavin Friday (Virgin Prunes). Sans oublier Johnette Napolitano (Concrete Blonde) également préposée à la guitare sur un des meilleurs morceaux de l'album, " Damage is done ". Mais hormis " No more lonely nights " matraqué sur les ondes radiophoniques, " Don't take my kindness for weakness ", dont la saveur ‘house’ mancunienne (Happy Mondays?) est parfaitement inoculée par Shaun et le gothique " Punk lolita ", on reste franchement sur sa faim. Les têtes seraient-elles devenues vides?

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