Pour paraphraser le principal hit du groupe californien, serais-je devenu « My Own Worst Enemy » ? Comment justifier autrement mes incessants appels à chroniquer « The View from the Bottom », le nouvel album de Lit ? Certains se souviendront peut-être que cette formation avait réalisé un carton en 1999 : rester 12 semaines en tête des charts US ! Avant de lentement disparaître de la circulation.
Près de 8 ans après avoir commis leur dernier méfait, Lit nous propose « The View for the Bottom ». Pour la circonstance, il a bénéficié du concours de Marti Fredriksen à la mise en forme ; et sa collaboration apportée aux œuvres de Def Leppard, Mötley Crüe ou Foreigner peuvent à priori donner froid dans le dos… Un album aux forts accents 90’s et aux relents punk-pop. Pensez à Blink 182 dans ses meilleurs moments (« C’mon »). Ou à la pop légèrement rock et dégoulinante de Pink (« Miss You Gone »). Drivé par les frangins Popoff, le gang yankee nous réserve également des mini-hymnes sirupeux lorgnant vers l’univers de Kiss, auxquels il est souvent difficile d’accrocher. Les refrains sont destinés à être repris en chœur (« The Broken ») et assument leur côté racoleur et sans prise de tête… ‘Stronger, every time we suffer, we find strength in numbers, you can’t take our hope and you can’t break The Broken’. Tout au long de “The View from the Bottom », Lit nous renvoie vers une époque (charmante ou pas, à vous de voir) que l’on croyait révolue !

Nederlands
Français 
