Porté disparu depuis le 1er février 1995, Richey James n'a jamais été aussi présent dans l'esprit du groupe. Pourtant, cette disparition a failli porter un coup fatal à l'existence du combo. Pensez donc, en 94, la formation avait raflé la plupart des distinctions honorifiques accordées par la presse spécialisée britannique. Et se préparait tout naturellement à entrer dans la cour des grands. Depuis, l'ensemble a marqué le pas, et le mystère reste entier... Après presque un an et demi de silence, M.S.P. s'est quand même décidé à reprendre la route... sous la forme d'un trio. Et d'enregistrer cet "Everything must go". Sur lequel on retrouve trois chansons de Richey: "Kevin Carter", "Removables" et "Small black flowers that grow in the sky". Plus deux ébauches achevées par Nicky Wire: "Elvis impersonator: Blackpool pier" et "The girl who wanted to be God". En ajoutant " Enola/Alone ", composition dédiée directement à la disparition de leur guitariste, il est facile d'imaginer le climat qui règne tout au long de cette œuvre. Pourtant, elle ne reflète pas exclusivement les sentiments d'angoisse, d'amertume, de colère et de désespoir nés de cette expérience traumatisante. Elle laisse également une place à la dignité, au courage et à une certaine forme d'espoir. Un espoir sauvage, reflété avec solennité, détermination et violence dans une pop qui laisse libre cours aussi bien aux arrangements symphoniques ou cuivrés qu'aux envolées incisives de punk rock. Un disque qui justifie finalement cette volonté de faire face à son destin plutôt que d'écrire, par résignation, un quelconque épilogue ou tout simplement un testament...

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