En 1992, O.C.S commettait un premier album éponyme, œuvre qui alliait à la fois l'esprit baggy des Stone Roses, le psychédélisme de My Bloody Valentine, la pop des Faces et les harmonies vocales byrdsiennes. Depuis, on ne peut pas dire que le quartette de Solihull se soit montré particulièrement prolifique. En fait, la moitié du groupe accompagne régulièrement Paul Weller sur les planches. Et cette situation a retardé la sortie de ce "Moseley shoals" tout en donnant une nouvelle orientation à la musique. Aujourd'hui presque exclusivement inspirée par les sixties. Le rythmn'n blues, tout d'abord. Celui de Spencer Davies Group et des Animals, comme sur l'excellente intro "The riverboat song", caractérisé par les claviers rognés, les cordes de guitare gémissantes et le tempo syncopé. Manfred Mann, le Spooky Tooth circa "Tobacco road" et même les Moody Blues originels (ceux dont les nuits ne s'étaient pas encore drapées de satin blanc!), ensuite. Voire dans la plupart des cas! On y recèle même des traces de seventies sur "The day we caught the train", celles des Wings de Paul McCartney, en particulier; puis lors de cet épanchement d'intensité intimiste, presque ‘dylanesque’, sur "Get away"...

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