Ce disque, constitue déjà le quatrième album de cette formation insulaire, au sein de laquelle on retrouve l'ex-claviériste de Japan, Richard Barbieri. Porcupine Tree tente de renouer avec un style musical tombé en désuétude depuis la fin des seventies. Mais il opère cette démarche avec un esprit et des moyens techniques totalement contemporains. En fait, ce quatuor atteint, à l'instar d'Ozric Tentacles, une nouvelle forme de psychédélisme, sans avoir nécessairement recours à la formule basique qui provoque ce phénomène. Sur cet album, il puise, par exemple, à la fois dans la Canterbury school de Caravan, et le syndrome conceptuel floydien circa "Wish you were here", tout en accordant un soin particulier aux arrangements. Pensez un peu à ce qu'Harold Budd est capable de faire à ce niveau, mais en même temps aux moyens technologiques sophistiqués dont disposait Todd Rundgren pour ses expérimentations interactives. Un album, dont les envolées atmosphériques semblent avoir été héritées du célèbre Gong, à l'époque où Daevid Allen et Steve Hillage faisaient encore bon ménage...

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