Une chose est sûre, ce quintette de Chicago voue une grande admiration à l'œuvre des Stones. Et en particulier à "Exile on Main Street". Faut même croire que si la bande à Jagger avait un jour imaginé une suite à cet opus indispensable, elle aurait accouché d'un elpee dans le style de ce "Bunny gets paid". Pas côté vocal, bien sûr. Le chant de Tim Rutilli campant plutôt un timbre guttural proche de Kevin Weatherill, leader d'Immaculate Fools. Si Red Red Meat s'autorise d'ailleurs quelque incursions dans la lo-fi semi acoustique, accomplissant dans ce domaine des performances assez remarquables, il s'illustre surtout par une musique filandreuse, sordide, claustrophobe, aux pulsations nerveuses, âpres, qui prennent une véritable dimension au fil de l'écoute. Une sorte d'urban blues déstructuré, ravagé par l'émotion et la colère, destiné à soulever des thèmes aussi brûlants que la sexualité, la solitude, le nihilisme, la faim ou l'asphyxie des métropoles (New-York notamment).

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