Sammy, c'est avant tout Jesse Hartman et Luke Wood. Un duo yankee qui se partage la composition, la mise en forme et l'essentiel de l'interprétation de ce " Tales of great neck glory ". Leur deuxième album. Pour lequel, ils ont à nouveau reçu le concours du mystérieux Corn. Plus à la production, comme sur le premier elpee. Mais toujours aux drums. Encore qu'il partage ce rôle avec un certain Alexis Flesig, et puis surtout Brendan O'Maley. Ce dernier pour deux titres. Alors que " live ", il assume cette fonction à plein temps. Pas davantage de trace de la bassiste Rebecca Odes qui, pour la circonstance, n'aura eu droit qu'à des remerciements… Hartman et Wood sont new-yorkais. Ce qui explique sans doute pourquoi ils revendiquent un héritage aussi prestigieux que celui du Velvet Underground, de Television et surtout de Sonic Youth. Même le timbre vocal détaché, laconique de Jesse rappelle celui de Thurston Moore. Mais un héritage remis au goût du jour, tantôt par la lo fi capricieuse d'un Pavement, la pop vivifiante de Menswear ou ténébreuse de Jesus & Mary Chain. A cause de ce flux d'électricité mélodique, chargé de feedback, épanché dans une effervescence malsaine, presque sinistre…

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