Bien que fondé en 1990, ce quintet californien ne comptait à ce jour que deux Eps à son actif. Un groupe dont nous n'avons jamais manqué de mettre les qualités en exergue. Parce qu'il le mérite. D'abord il y a la superbe voix de Jonathan Bunch, dont le timbre navigue quelque part entre Ray Thomas (Moody Blues), George Michaël, et Ed Kowalczyk (Live). Et puis cette musique dont l'électricité opulente post Hüsker Dü est dispensé avec un sens mélodique très britpop (Marion?), mais avec une pêche d'enfer, digne d'Offspring. "Building" est ainsi découpé en treize fragments agressifs, sauvages, pulsants, dont la palme revient au capricieux et insidieux "Will". Qu'est-ce qu'ils attendent pour passer en Belgique?