Bien que fondé en 2004, Devianz vient seulement de publier son second elpee. Il paraît plus 7 ans après son premier essai (« Una Duna in Mezzo all’Oceano »), même si la formation a sorti deux Eps entre-temps…
Le groupe parisien a donc pris son temps pour concocter cet « A Corps Interrompus ». Devianz revendique pour influences majeures, Portishead et At the Drive-In ; pourtant si la puissance des Texans est parfois perceptible dans leur musique, les ambiances du gang de Bristol ne le sont pas du tout. La plupart du temps, leurs compos lorgnent du côté du rock-métal de Mass Hysteria (NDR : ces guitares saturées et ces drums telluriques !) quand ils ne sont pas hantés par l’esprit torturé et à fleur de peau de Damien Saez (« L’Alchimie des Sens »). Les analogies relatives au Savoyard mettent parfois les nerfs du mélomane à rude épreuve car Devianz véhicule son lyrisme et sa passion à travers la voix de Guyom Pavesi. Malheureusement, il a trop tendance à amplifier excessivement ses épanchements d’émotions. Ce qui explique pourquoi l’écoute des 14 titres de cet elpee peut se révéler éprouvante. En outre, le sens mélodique n’est pas évident, nonobstant une structure instrumentale (guitares, piano, passages électro) solide et une excellente production. En écoutant plus attentivement les plages, on décèle quelques belles épopées dont le très beau « Ton Corps n’est qu’Atome », interprété en compagnie de Vincent Cavanagh d’Anathema. Les fans d’Agora Fidelio devraient apprécier. Ceux qui ne jurent que par le prog rock peut-être. Les autres passeront sans doute leur chemin. Bref, j’ai eu beaucoup de mal a accrocher à cette version métallique d’Indochine (« Lames de Sel ») !

Nederlands
Français 
