Vu le patronyme aussi loufoque, je m’attendais à ce que ces énergumènes optent pour une grande liberté de ton et libèrent une bonne dose d’humour rafraîchissante. Malheureusement, le rock psyché de Sheetah et les Weissmüller est tellement rétro, qu’il en devient revivaliste. En outre, il est loin d’être désopilant.
Bien qu’enregistré par Jorge Explosion et Mike Mariconda, au sein des studios Circo Perrotti, à Gijon, en Espagne, ce disque puise allègrement dans la musique insulaire des sixties. Et en particulier dans l’univers des Beatles et des Kinks. Pour un résultat qui se rapproche davantage des très énervants Kula Shaker plutôt que de leurs illustres prédécesseurs. Si la musique de Barnabé, Hubert, Jeje, Laurent et Fifi Weissmüller est une habile transcription, les textes censés désopiler, ne m’ont pas fait rire du tout. Et les horripilants « Lundisamedimanche » ou « Suzanne Ouvre-toi » en sont les plus belles illustrations. Si la formation lilloise souhaite monter d’une division, elle a intérêt à se remettre en question. Et surtout trouver une solution à son absence d’inspiration. Sans quoi, elle risque encore longtemps de s’adresser à un public constitué d’amis, à défaut de pouvoir partager leur aventure avec le plus grand nombre…

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