Metric est une formation ambitieuse. Et raffole apparemment des concepts. Emily Haines, leur chanteuse, livre ainsi celui qui dicté la conception de leur 5ème album : ‘le courage de rester chez soi et de s’occuper de sa propre réflexion dans le miroir’. Tout un programme ! Il est d’ailleurs appliqué directement au booklet, puisqu’un miroir y est inséré afin d’en décoder les textes.
Comme son nom l’indique, « Synthetica » fait la part belle aux sonorités synthétiques et sonne donc légèrement rétro-futuriste. Ce nouvel essai a été mixé par John O’Mahony aux célèbres studios Electric Lady à New-York et recèle quelques tubes potentiels (« The Void », « Lost Kitten », « Youth Without Youth »), des compos qui devraient permettre au band canadien de briller au sein des charts. Au menu de cet opus, du rock teinté de new-wave, de power-rock ou de post-punk. Les guitares pop et les synthés 80’s frénétiques de Jimmy Shaw soutiennent la voix assez limitée d’Emily Haynes, dans un registre parfois proche de Goldfrapp (« Youth Without Youth ») ou de Stereolab (« Artificial Nocturne »). Si les mélodies coulent de source, les lyrics sont profonds et méritent le décryptage. Malgré l’étrange présence de Lou Reed sur « The Wanderlust », les morceaux de Metric ressemblent à des bonbons acidulés trempés dans l’indie pop. Et finalement, on a tout à fait le droit de préférer ces friandises à la guimauve fadasse dispensée tout au long du dernier elpee de The Gossip !

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