Bien qu’autoproduit, le premier album solo de l’Américain Josh Allen débarque en Europe ! Une traversée qui n’est peut-être pas synonyme de succès, mais démontre que cet artiste a sans doute du potentiel. Faut dire qu’il est également membre des Meanwhiles, en compagnie de son frère Todd
Composé dans sa chambre à New York, « Wonder City » est censé représenter l’état d’esprit de l’artiste plongé dans l’atmosphère de cette mégalopole grouillante dont il n’hésite pas à laisser telles quelles les sonorités émanant des rues ou du métro, qu’on entend depuis sa fenêtre… Et son humeur, à l’époque, ne devait pas être particulièrement guillerette, tant cet elpee est ténébreux. Le folk de J. Allen est mélancolique. Mais aussi nébuleux, affranchi et déconstruit à la fois. On a parfois l’impression que les compos observent un cheminement fait de méandres, dans l’esprit des œuvres de Bradford Cox pour son projet Atlas Sound ou du cerveau embrumé de DM Stith. Les complaintes de « Wonder City » sont psalmodiées (« Afterglow ») ou chuchotées (« Heavy Head ») et rarement la solitude des grandes villes contemporaines modernes n’aura été si justement mise en son ; même si l’écoute de ce disque se révèle souvent éprouvante…

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