Andrea Van Cleef n’est ni étasunien ni néerlandais, mais italien. « Sundog » constitue son premier album solo. Pas un néophyte, cependant, puisqu’avant de se lancer dans une carrière en solitaire, il a milité au sein de toute une série de groupes pratiquant des styles différents. Depuis le garage punk (Thee Jones Bones) au rock alternatif (The Bogartz) en passant par l’expérimental (Brother K). Son projet en solitaire est essentiellement tramé dans le registre acoustique. Enfin plutôt americana. Car si ses compos sont ténébreuses et influencées par le folk des années 70 (« If », « Town Without Shade ») ou par le rock psyché (« The New Earth », « Pesadilla Motel »), l’instrumentation ne néglige pas pour autant les guitares électriques, l’orgue vintage ou encore les percussions discrètes. De quoi varier les climats. Quant à sa voix de baryton, elle est finalement assez proche de celle de Mark Lanegan.
Après Jester at Work et Fabrizio Cammarata, Andrea Van Cleefest est une nouvelle et chouette découverte issue de la péninsule. Et je vous recommande chaudement son album…

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