Multi-instrumentiste, Moby est également Dj new-yorkais. Un artiste qu’on ne présente plus, vu son implication sur la scène électronique internationale, depuis 1984. Il a publié de nombreux albums et décroché une pluie de hits, parmi lesquels on épinglera les incontournables « Why does my heart feel so bad » et « Lift me up ».
En 2011, il surprenait un peu son monde en gravant « Destroyed », un disque au cours duquel il avait poussé le bouchon de l’électro un peu plus loin ; et si certains –comme votre serviteur– avaient applaudi ce virage quasiment à 180°, les aficionados de la première heure n’ont pas trop apprécié cette métamorphose. Lui reprochant d’avoir négligé la formule magique de ses chansons : son feeling pop et la tendresse de ses mélodies.
Moby persiste et signe donc dans sa nouvelle voie, puisqu’après une réédition ‘deluxe’ de son dernier album, enrichi de quelques titres supplémentaires et d’un Dvd, il nous propose aujourd’hui « Destroyed – Remixed, » une double compilation consacrée à des remixes de l’album original, sorti l’année dernière.
Le premier cd s’intitule « Big Room ». Il est découpé en 13 pistes et a notamment bénéficié de la collaboration de Holy Ghost !, Basto et Arno Cost.
Le second a été baptisé « Small Room ». Il réunit 9 titres. Et parmi les invités de marque, on relèvera la présence de David Lynch et Ben Hoo.
Ce recueil tient parfaitement la route. Les copains DJ respectent totalement la marque de fabrique Moby et parviennent à distiller une électro souple qui impose doucement sa force tranquille. Mention spéciale à la version de « Basto » d’ailleurs, qui décidément connait une période particulièrement faste en ce moment.
Dès lors, pour peu que l’on apprécie les pistes originelles de l’elpee, on tombera facilement sous le charme des versions opérées par ces grands noms de la scène électro. A un tel point que parfois on se demande si ces remixes ne découlent pas directement des morceaux initiaux.
Côté reproche, il faut reconnaître que pour un double LP, l’ensemble manque d’audace. C’est de l’électro, que diable ! J’aurais aimé une approche plus aventureuse de cet exercice de style. Tout au moins sur un des deux disques, histoire de varier les plaisirs.
Néanmoins, si vous avez flashé sur « Destroyed », vous ne pouvez passer à côté de son « Remixed »

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