« Drei » constitue le troisième album de ce duo allemand, réunissant Oliver Doerell et Stephan Wöhrmann. Ces deux Germanophones ont pris leur temps pour concocter cet opus, puisque 4 années séparent ce disque de leur précédent LP, « Sekuden », et pas moins de 8 ans, leur premier, « Gehen ».
L’elpee s’ouvre tout en délicatesse, par une intro au piano. Un climat empreint de douceur, entretenu par les ivoires, qui ne va plus nous quitter jusqu’en fin de parcours. Car si les Teutons émargent à l’électronica, c’est assurément du côté abstrait et orchestral de ce style que le duo penche, plutôt que vers le drum & bass énergique.
Cette œuvre dégage une certaine force tranquille. Ou plus exactement une forme de mélancolie douce (NDR : on y revient !) Superbe mais sombre, une plage comme « Largo » en est certainement la plus belle illustration. Mais les autres pistes sont aussi réussies.
On est transporté au sein d’un univers propice au rêve. Des songes romantiques, faut-il le préciser ? Paisibles, les morceaux (NDR : surtout des ballades !) s’égrènent et finissent par envoûter. Discrète l’électro cède volontiers la place aux ivoires et aux instruments à cordes.
Plutôt adepte d’électro énergique et rythmée, je dois même avouer m’être laissé séduire.
Un chouette album !

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