Deux années après la sortie de « The Wild Hunt », Kristian Matsson, alias The Tallest Man on Earth, est de retour. Superbe, son premier elpee, lui avait permis de se forger une place aux côtés de la crème des compositeurs folk contemporains. Sa voix nasillarde et son style minimaliste lui ont même valu d’être comparé à Bob Dylan.
Pour enregistrer « There’s no leaving now », Mattson a utilisé la même formule. Il y joue de la guitare sèche en fingerpicking. Sa dextérité y est impressionnante. Son efficacité imparable. Et même si certains morceaux sont enrichis par la lapsteel (« 1904 ») ou le piano (« There’s No Leaving Now »), cet elpee creuse un peu plus en profondeur pour atteindre les racines du folk. Ce qui explique sans doute pourquoi, l’opus nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Alors, et alors seulement, des titres comme « Criminals » ou encore « Wind and Walls » prennent toute leur dimension et se révèlent même totalement bouleversants.
The Tallest Man on Earth s’impose de plus en plus comme une référence en matière de néo folk. Son aura grandit encore, sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a peut-être pas envie de rejoindre le sommet de la notoriété trop rapidement. Il prend son temps. Et qu’importe si son parcours vous semble long, le plus important c’est qu’il continue à être touché par la grâce…

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