La musique se mondialise. L’Afrique du Sud commence véritablement à sortir de sa coquille. Après Die Antwoord et Skip&Die, place à Spoek Mathambo. La scène de la nation arc-en-ciel est particulièrement active. La plupart des groupes et artistes qui en émanent rivalisent d’originalité. Et l’énergie qu’ils injectent dans leur expression sonore, n’est pas qu’une légende. La formation a été signée sur le label plutôt rock Sub Pop. Et pourtant Mathambo mêle allègrement et sans aucun complexe grime, post-punk et électro, n’hésitant pas de pimenter le tout d’un zeste de reggae…
« Father Creeper » constitue le second opus du MC ; et vous pouvez me croire, l’écoute de ce disque n’est pas de tout repos… Sauvage (« Put Some Red on It »), dansante (« Let’s Them Talk »), tribale (« Dog to Bone ») voire électro (« Venison Fingers »), l’artiste puise autant chez Dizzie Rascal que Franz Ferdinand ! Malheureusement, plusieurs compos souffrent d’une carence en sens mélodique. Dans ces conditions, difficile d’accrocher ; à l’instar de « Skorokoro », un peu trop passe-partout. Bref, si ce « Father Creeper » trempe dans un électro hip hop tonique, il aurait tout aussi bien pu avoir été enregistré à Johannesburg qu’à Malmö…

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