Konstantin Gropper est auteur/compositeur/interprète et multi-instrumentiste. De nationalité allemande, il a suivi une formation classique ; puis au cours de son adolescence a sévi au sein d’un groupe punk. Aujourd’hui, c’est le leader de Get Well Soon, une formation de pop symphonique aux références littéraires marquées et assumées. Si le premier opus avait été encensé par la critique, le deuxième n’était pas parvenu à confirmer ces bonnes dispositions.
Pour son troisième opus, l’Allemand a décidé de creuser son propre sillon, en proposant une collection de morceaux qui reflète l’esprit énigmatique et baroque de son auteur. Et rien que le titre de l’elpee corrobore ce point de vue : « The Scarlet Beast O’Seven Heads ». Un album qui rend hommage à des artistes aussi différents que le réalisateur allemand de blockbuster Roland Emmerich ou la compositrice électro Wendy Carlos. Gropper prend cependant le soin de plonger l’ensemble dans un climat à la fois moderne, classique et romantique. Gropper n’hésite pas à sampler Alfred Hitchcock sur « You Cannot Cast Out The Demons (You Might As Well Dance) ». Les sonorités électro, les chœurs et les cordes entrent bien évidemment toujours dans la texture de ses compos. Tout comme la structure en crescendo. Entre plages cinématographiques (« Let Me Check My Maya Calendar », « Roland, I Feel You ») et pistes grandiloquentes, à la limite du kitsch (« Kids Today »), le long playing est une totale réussite. Totalement libéré, Gropper concrétise tout ce qui lui passe par la tête. De quoi ravir celles et ceux qui avaient succombé aux charmes de son premier long playing. Une œuvre hyper référencée, mais unique en son genre !

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