Après lui le déluge. Apparemment. Si le constat s’avère quelque peu alarmant, Alex Beaupain risque en effet de laisser pas mal de ses confrères à des encablures derrière lui, grâce à sa nouvelle collection estampillée variété française haut-de-gamme. Tout d’abord remarqué par son travail opéré aux côtés du réalisateur Christophe Honoré pour qui il avait écrit la bande-son du film ‘Chansons d’Amour’, un long métrage d’ailleurs inspiré par son histoire personnelle (son amie était décédée à la suite d’une malaise à la sortie d’une soirée…), le Français s’était révélé peu à peu comme une nouvelle figure attachante de la chanson française, dans la lignée des illustres Souchon, Biolay ou Marchet. Son cercle d’aficionados devrait encore quelque peu s’élargir, après la sortie d’« Après Moi le Déluge », son 4ème album. Un opus pour lequel il a reçu le concours, apparemment fructueux, de Julien Clerc. Ce qui semble avoir libéré le jeune homme de 39 ans ; et cette nouvelle liberté est reflétée tout au long de ce disque partagé en 12 titres (dont le très cool « Coule », composé en compagnie du même Clerc). Piano, sèches et cordes (le magnifique « Pacotille », balayé de violons 60’s) alimentent les arrangements destinés à exacerber les sentiments amoureux sous toutes ses coutures et mais aussi douleurs (« Je peux Aimer pour Deux »). Souvent vache, Beaupain n’hésite pas affronter l’autocritique (le superbe « Profondément Superficiel »). En outre, le single qui manquait à sa discographie figure probablement parmi les titres de ce nouvel essai agréable à écouter, bien écrit et jamais lassant…
Après lui, le déluge sur la France ; et ce n’est pas Grégoire qui affirmera le contraire.

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