Née en 1976, Yasmine Hamdan est libanaise. Elle compose et chante ses propres chansons. Ses influences majeures ? Elle les puise parmi les grandes vocalistes arabes du milieu du XXème siècle, comme Aisha El Marta ou Shadia. En 1997, elle fonde Soapkills en compagnie de son homonyme, Zeid Hamdan. Elle s’installe ensuite à Paris et apporte son concours à CocoRosie. Puis bosse auprès de Mirwais. C’est en 2009, qu’elle enregistre son premier album intitulé « Aräbology ». Trois ans plus tard, elle publie son second elpee solo, un disque éponyme mis en forme par Marc Collin. Ce long playing vient de sortir à l’échelon international, mais sous le titre de « Ya Nass ».
« Ya Nass » est découpé en treize morceaux. Tous chantés en arabe. Cette belle langue vocale, parfaitement maîtrisée par l’artiste libanaise, s’accouple agréablement bien au style de l’artiste, un style qui oscille entre folk, électro, pop et trip hop.
« Deny » ouvre la plaque, une plage au cours de laquelle la guitare prend une place importante pour soutenir la voix de Yasmine Hamdan. Plus calme, plus sensuelle, « Shouei » est une compo au rythme bien contrôlé. « Samar » accroche instantanément, un morceau au cours duquel les chœurs et la voix de Yasmine entrent parfaitement en osmose. Titre le plus court de l’elpee, « Khayyam » est également le plus paisible. Il est même paradoxalement susceptible de vous ressourcer. En fermant les yeux, on a l’impression d’effectuer un périple a travers le monde arabe. Un beau moment d’évasion. Plus nostalgique, « Beirut » se réfère inévitablement au nom de la capitale du Liban, son pays d’origine. Et sans comprendre les paroles, on semble entendre les mots ‘ma fille aha mal, ma fille aha mal’…
En concert le samedi 4 mai 2013, à l’Orangerie, dans le cadre des Nuits Botanique

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